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Pourquoi les fonds équilibrés sont-ils toujours pertinents?

Lorsqu’un marché présente toutes les caractéristiques d’un repli, nombreux sont ceux qui remettent en question l’efficacité d’une répartition traditionnelle 60/40 entre les actions et les titres à revenu fixe.

Octobre 2020

Michael Hughes

Premier vice-président et gestionnaire de portefeuille, GuardCap Asset Management Limited

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Andrew Osterback

Directeur général et directeur de portefeuille - Titres à revenu fixe, Canada

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Lorsqu’un marché présente toutes les caractéristiques d’un repli, nombreux sont ceux qui remettent en question l’efficacité d’une répartition traditionnelle 60/40 entre les actions et les titres à revenu fixe. Selon Andrew Osterback, gestionnaire de portefeuille, BMO Gestion mondiale d’actifs, et expert chevronné en obligations, le véritable défi consiste à déterminer où investir dans l’univers de placement. Parallèlement au commentaire sur les actions de Michael Hughes, gestionnaire de portefeuille, Guardian Capital, l’argument veut que les obligations traditionnelles demeurent ce qu’elles ont toujours été – des titres fiables.

Miser sur les obligations d’État

« Défensif » est peut-être le premier concept qui nous vient à l’esprit lorsqu’on parle de fonds équilibrés. De notre côté, nous avons tendance à utiliser les titres à revenu fixe comme assurance de portefeuille dans notre Fonds concentré mondial équilibré BMO, ce qui nous aide à nous préparer pour le long terme et à nous protéger contre le risque de baisse.

Il convient de noter que notre approche met uniquement l’accent sur l’univers des titres d’État. Ce mandat d’obligations fédérales et provinciales canadiennes – qui ont toujours constitué de bons éléments de diversification – nous distingue de nos concurrents qui investissent aussi dans des titres de créance de sociétés. Soyons clairs : même si le tiers des stratégies sur le marché détiennent des titres de créance du secteur privé, nous n’en détenons aucun. L’idée à retenir ici, c’est que nous agissons prudemment et que, de ce fait, l’équipe de GuardCap dispose de suffisamment de souplesse pour choisir de 25 à 30 titres qui généreront de meilleurs rendements tout au long du cycle.

Ce mandat restreint est essentiel étant donné la présence de secteurs très endettés sur le marché des actions et leur incidence sur la composition des obligations de sociétés. Si l’on divise l’univers et qu’on examine la migration des cotes de crédit au cours des 5 à 20 dernières années, on voit clairement que la qualité des titres de sociétés s’est détériorée plus rapidement que la solvabilité des États. Cette détérioration s’est produite même lorsque les écarts se sont resserrés, ce qui signifie que les investisseurs obtiennent généralement un rendement inférieur pour un plus grand risque.

Source : Morningstar Direct, au 5 octobre 2020.

Faire confiance aux titres à revenu fixe

Pour illustrer l’approche que nous adoptons à l’égard de l’univers des obligations d’État, voyons ce qui s’est passé durant le premier trimestre de l’année. À mesure que la pandémie est devenue une préoccupation croissante, l’écart entre les taux des obligations provinciales à 20 et à 30 ans s’est creusé, et bien qu’une certaine valeur aurait pu en être tirée, cet élargissement a causé un risque additionnel qui ne se traduisait par aucun gain. Par conséquent, nous avons vendu nos obligations provinciales au profit d’obligations fédérales, lesquelles ont procuré au portefeuille la stabilité dont il avait grandement besoin durant ces semaines tumultueuses.

Nous avons essentiellement adhéré au mandat défensif des titres à revenu fixe et nous sommes retirés des secteurs qui ne nous satisfaisaient pas. Par contre, durant le deuxième trimestre, nous avons commencé à racheter une partie de cette exposition. En effet, nous avons estimé que les écarts s’étaient beaucoup trop creusés, ce qui exigeait que nous réintégrions une partie de ce risque dans le portefeuille, tout en conservant une orientation légèrement défensive. C’est donc là où nous en sommes actuellement – le volet des titres à revenu fixe privilégie les obligations provinciales, qui représentent, à notre avis, le risque que nous offriraient normalement les titres de créance de sociétés.

Soulignons que nous avons pris cette décision avant que la Banque du Canada (BdC) annonce son programme de rachat et que, dans le cadre de celui-ci, BMO Gestion mondiale d’actifs se fasse octroyer le contrat aux termes duquel elle devait acheter des obligations provinciales au nom de la banque centrale. Nous avons fait ce choix en nous attendant raisonnablement à nous tromper pendant un certain temps, mais en sachant aussi que cette prise de risque procurerait inévitablement de la valeur.

Au moins trois sociétés font partie du portefeuille depuis plus de 20 ans et, dans l’ensemble, la durée moyenne pondérée de nos placements en actions est d’environ neuf ans.

Les actions pour le long terme

Durant le premier trimestre de 2020, en particulier au mois de mars, environ 60 % des placements du Fonds équilibré ont bénéficié des conditions idéales pour remplir leur rôle – procurer une protection en cas de baisse lorsque le marché est volatil. La stratégie d’actions s’est tellement bien comportée qu’elle a surclassé l’indice de référence de plus de 7 %.

Durant la période postérieure au 23 mars, alors que les marchés ont repris leur progression, la stratégie a continué de devancer l’indice. Cette excellente performance cadrait également avec ses caractéristiques à long terme. Lorsque les marchés ont progressé en 2019, la stratégie s’est inscrite en hausse, et en 2018, lorsque le marché en général a reculé de près de 9 % (en $ US), elle a avancé de 2,5 points. Au fil du temps, cette approche a permis aux investisseurs de contrebalancer une partie des pertes à court terme, puis de continuer à participer à la croissance lorsque les marchés ont remonté.

La longévité est une autre caractéristique essentielle de la stratégie. Au moins trois sociétés font partie du portefeuille depuis plus de 20 ans et, dans l’ensemble, nous détenons les titres dans notre stratégie d’actions pour une durée moyenne pondérée d’environ neuf ans. Fait important, chacune de nos sociétés en portefeuille exerce ses activités dans des secteurs qui suivent une tendance de croissance à long terme, celle-ci les rendant moins susceptibles d’être complètement déstabilisées en période de difficultés économiques.

C’est pourquoi nous n’avons jamais investi dans une société minière, une grande pétrolière, une aciérie, un fabricant de produits chimiques, un constructeur automobile, une compagnie aérienne, et ainsi de suite. Évidemment, aucune crise ne se ressemble, mais les mêmes sociétés affichent souvent les pires résultats lorsqu’elles sont sous pression – d’où leur absence dans ce portefeuille. À cet égard, la crise actuelle est semblable à toutes les autres.

Relativement à la pandémie, le portefeuille a fait l’objet de changements mineurs. Nous nous sommes notamment retirés du commerce de détail physique, liquidant entre autres deux placements aux extrémités du spectre – l’un, de grande qualité, et l’autre offrant une combinaison de grande qualité et de prix abordable.

Nous gérons aussi la stratégie en sachant que les sociétés qui affichent une croissance durable tendent à avoir des pratiques durables.

Les actions sous le microscope

Même si les sociétés technologiques offrent des potins croustillants pour les commentaires d’analystes, nous nous limitons aux titres à mégacapitalisation dans ce secteur. Prenez Alphabet, par exemple, qui offre au moins 10 excellents produits que nous utilisons au quotidien. De Gmail à YouTube, sa gamme de produits est suffisamment diversifiée pour maintenir sa performance même si l’un de ses secteurs d’activité est en difficulté. En même temps, elle occupe une position dominante sur le marché de la publicité numérique, soit l’une des tendances à long terme que nous recherchons constamment.

Nous gérons aussi la stratégie en sachant que les sociétés qui affichent une croissance durable tendent à avoir des pratiques durables. Par exemple, si une entreprise pollue l’environnement, ou si ses fournisseurs font travailler leurs employés dans des ateliers de misère, ou encore, si son chef de la direction la traite comme s’il s’agissait de son propre empire, elle risque de présenter de piètres perspectives à long terme. Notre stratégie d’actions évite donc certains secteurs comme ceux du tabac, du jeu, de la pornographie, des prêts à conditions abusives et des munitions, ainsi que toute autre industrie extractive.

Par conséquent, le portefeuille se mérite une excellente note ESG même s’il ne répond pas précisément aux critères d’un fonds « vert ». Bien que nous n’investissions pas dans des sociétés qui se livrent à des pratiques d’affaires non durables, il est toujours possible de faire mieux et notre programme continu de réunions avec les entreprises (ou de réunions virtuelles) nous donne l’occasion de discuter avec les équipes de direction lorsque nous estimons que des améliorations peuvent être apportées.

Nous appuyons une bonne partie de notre réflexion sur nos rapports exclusifs DORA (« journées de recherche sur tout et n’importe quoi »), qui se penchent sur différentes tendances audacieuses, de la numérisation à l’énergie solaire, en passant par l’informatique de pointe. Tous ces changements à long terme sont susceptibles d’influer sur notre stratégie d’actions, surtout puisqu’en réglant l’aspect à long terme, l’aspect à court terme se résout de lui-même. Nous produisons les rapports DORA depuis février 2015 et disposons aujourd’hui d’un corpus de 80 articles qui, combinés, constituent un genre de « manuel de l’avenir » et nous permettent d’assurer la pérennité de notre portefeuille.

Environ 20 % des actifs de fonds communs de placement appartiennent à la catégorie équilibrée, faisant de celle-ci un incontournable lorsque vous tentez d’attirer de nouveaux investisseurs.

Pourquoi une approche équilibrée, et pourquoi maintenant?

En termes simples, notre approche équilibrée est avantageuse notamment parce qu’elle offre la plus grande latitude pour sélectionner des titres, sans exposer la composante des titres à revenu fixe au risque associé aux obligations de sociétés. En outre, les caractéristiques défensives du fonds conviennent parfaitement aux besoins d’une bonne partie – sinon de la majorité – des investisseurs à la retraite ou de ceux qui en approchent. La preuve : environ 20 % des actifs de fonds communs de placement appartiennent à la catégorie équilibrée, faisant de celle-ci un incontournable lorsque vous tentez d’attirer de nouveaux investisseurs.

Si on les compare, la stratégie d’actions est sans doute plus compréhensible que la stratégie de titres à revenu fixe, qui est plus nébuleuse. Si vous prévoyez informer vos clients des avantages qu’offrent les obligations d’État par rapport aux titres de créance de sociétés, n’oubliez pas que les deux arguments qui ont le plus de poids sont les taux et la forme de la courbe des taux.

Par exemple, à court terme, la politique de la BdC influera considérablement sur le segment à court terme de la courbe, tandis que les attentes inflationnistes influeront sur celui à long terme. De plus, compte tenu des conditions macroéconomiques actuelles et des indications prospectives disponibles, il est probable que la politique monétaire traditionnelle reste la même pendant un certain temps. Donc tout ce qu’il nous reste à déterminer, c’est ce qui pourrait advenir du taux d’inflation futur qui, selon toute vraisemblance, demeurera stable.

Mesures privilégiées de l’inflation fondamentale : Variation en pourcentage sur 12 mois

Source : Banque du Canada, de 2008 à 2020 (depuis le début de l’année).

En général, le consensus actuel veut que l’on mise sur le long terme. Que les investisseurs souhaitent faire quelques gains rapides entre-temps ou voir au-delà de la volatilité à court terme, s’ils optent pour une stratégie équilibrée dans leur portefeuille, ils seront protégés contre une éventuelle période prolongée de sommets et de creux.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre représentant – Ventes régionales de BMO Gestion mondiale d’actifs.



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MD/MC Marque de commerce déposée/marque de commerce de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

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