Passer au contenu principal

Les titres à revenu fixe mondiaux sont-ils sans valeur?

Malgré la volatilité des taux d’intérêt et le risque d’inflation, Keith Patton explique que les tendances sur le marché obligataire sont prometteuses, en particulier avec une approche mondiale diversifiée.

Mai 2021

Photo of Keith Patton

Keith Patton

directeur général, chef – Titres à revenu fixe sans contraintes

Lire la biographie

Key Takeaways

  • Les obligations restent un outil de diversification essentiel pour les investisseurs
  • La stratégie mondiale offre un plus large éventail d’occasions qu’une stratégie axée seulement sur le Canada
  • La stratégie multisectorielle fait abstraction des indices de référence et peut se concentrer sur le marché

Les répartitions obligataires traditionnelles ont récemment été remises en question à cause de la hausse de la volatilité des taux d’intérêt. Doit-on en conclure que les titres à revenu fixe ne valent plus rien?

KP : Non, pas du tout. Les titres à revenu fixe procurent toujours un revenu très attrayant et un potentiel de plus-value des gains en capital. Cependant, il est dorénavant plus difficile d’y parvenir sans volatilité inutile dans un contexte de faiblesse des taux d’intérêt. La stratégie multisectorielle mondiale apporte une solution à ce problème. Nous pouvons éviter les titres de plus longue échéance et, par conséquent, nous ne sommes habituellement pas pénalisés par la hausse des taux de rendement ou la volatilité accrue sur les marchés des obligations d’État. De plus, notre capacité à chercher des occasions à l’échelle mondiale, dans de nombreux marchés et secteurs, est essentielle à notre réussite. Nous ne sommes pas uniquement liés à un marché ou à une catégorie d’actif en particulier, nous pouvons donc nous concentrer sur les anomalies du marché.

Les investisseurs canadiens devraient-ils choisir une stratégie mondiale ou des titres à revenu fixe canadiens?

KP : Eh bien, cette question est toujours intéressante. Les titres à revenu fixe canadiens peuvent, et devraient, faire partie d’un portefeuille pour équilibrer les actions et les titres de créance plus risqués. Cependant, lorsqu’il s’agit de trouver un éventail plus large d’occasions pour le volet croissance du portefeuille, les titres mondiaux seront toujours privilégiés. Bien entendu, il existe d’excellents gestionnaires au Canada, mais la diversification peut devenir un défi de taille, en particulier au niveau des émetteurs. Par exemple, le marché obligataire canadien compte un actif d’environ 2 000 milliards de dollars et moins de 250 émetteurs non gouvernementaux; sa taille est inférieure à celle du marché des titres à rendement élevé (3 300 milliards de dollars – 1 522 émetteurs) et sa diversification entre les émetteurs est beaucoup moins importante. Ces marchés sont minuscules par rapport au marché mondial des titres de catégorie investissement, qui atteint 82 000 milliards de dollars avec plus de 3 000 émetteurs non gouvernementaux. Notre stratégie vise à bâtir un solide portefeuille à processus ascendant, qui est diversifié en fonction de nombreux facteurs et qui couvre l’ensemble des marchés mondiaux des titres à revenu fixe.

Pouvez-vous nous parler de certains changements récemment apportés au Fonds d’obligations mondiales multisectorielles BMO, notamment les achats de titres de créance dans les secteurs de la consommation et des services financiers?

KP : Bien sûr. On s’est beaucoup inquiété de l’augmentation du nombre de titres cotés BBB sur les marchés des titres de catégorie investissement et du fait que le risque de baisse de la cote de sociétés à rendement élevé (BB) – « les anges déchus » – soit la source d’une réelle volatilité dans le portefeuille. En fait, nous croyons qu’au fur et à mesure de l’embellie de la conjoncture économique et de la distribution des vaccins, nous pourrions observer une amélioration du paramètre de la révision des cotes. Nous avons donc commencé à augmenter nos pondérations dans le secteur des obligations cotées BB pour tirer parti d’un potentiel renversement de ce mouvement de notation.

Le titre de Kraft Heinz, par exemple, a été déclassé l’an dernier et est maintenant une obligation à rendement élevé, mais nous nous attendons à ce qu’il profite de l’amélioration du contexte des titres de créance et qu’il retrouve peut-être sa place dans l’univers des obligations de catégorie investissement. De même, Netflix est un émetteur coté BB, mais la société a profité de la COVID-19 et devrait tirer parti de ce succès.

Cela dit, du côté des services financiers, nous nous sommes concentrés sur une répartition bien diversifiée de titres mondiaux de qualité supérieure, comme HSBC, Barclays, JP Morgan plutôt que sur certaines petites sociétés régionales.

Dans un contexte de deuxième et de troisième vagues de cas de COVID-19, on s’inquiète du rendement des titres à revenu fixe des marchés émergents. Quelles sont vos perspectives concernant les obligations des marchés émergents?

KP: Je crois que les premières étapes de la crise de la COVID-19, et en particulier le déploiement des vaccins, ont été très mauvaises pour les marchés émergents. Cependant, nous nous attendons à ce que cette sous-performance s’estompe à mesure que l’économie mondiale reviendra graduellement à la normale. Par exemple, certains exportateurs profiteront de la croissance stimulée par les mesures de relance bientôt visible aux États-Unis et d’ici peu en Europe. De même, l’augmentation récemment proposée de l’allocation de 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI pourrait gonfler les réserves de plusieurs des pays les plus vulnérables dans le monde. Parallèlement, la vigueur des prix du pétrole a profité à une poignée d’émetteurs au Moyen-Orient. Pour tirer profit de ce retard par rapport à la situation initiale des titres de créance, nous avons augmenté la pondération de plusieurs titres des marchés émergents en prévision de l’amélioration non seulement des obligations souveraines, mais aussi de certaines obligations de sociétés.

M. Patton, une dernière question. Nous aimerions terminer en vous demandant de recommander des lectures qui ont façonné votre façon de penser. Que proposeriez-vous aux conseillers qui nous écoutent?

KP: Before I give my book recommendation, there are two academic papers which I think are absolutely essential to understanding how policymakers are going to approach fiscal policy in the next decade. The first is Public Debt and Low Interest Rates[i] by ex-IMF Chief Economist Olivier Blanchard, which argues that the days of extraordinary monetary policy lifting economic growth seem to be over, and that we need to pass that baton to fiscal policy. This was backed up by a discussion paper from economists Jason Furman and Larry Summers called, A Reconsideration of Fiscal Policy in the Era of Low Interest Rates[ii]. On a more lighthearted note, I'd recommend Three Cups of Tea by Greg Mortenson and David Oliver Relin - an inspirational book that shows the power of thinking in different ways and challenging the norms of the day.

Avant de recommander un livre, j’aimerais vous parler de deux documents universitaires qui, selon moi, sont absolument essentiels pour comprendre comment les décideurs aborderont la politique budgétaire pendant la prochaine décennie. Le premier, intitulé Public Debt and Low Interest Rates[i], est de l’ancien économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. Il soutient que l’époque où les politiques monétaires extraordinaires stimulaient la croissance économique semble terminée et que nous devons passer le flambeau à la politique budgétaire. Cette opinion a été confirmée par un document de discussion des économistes Jason Furman et Larry Summers intitulé A Reconsideration of Fiscal Policy in the Era of Low Interest Rates[ii]. Sur une note plus légère, je conseillerais Trois Tasses de Thé de Greg Mortenson et David Oliver Relin. Il s’agit d’un livre inspirant qui montre le pouvoir qui résulte d’un mode de pensée différent et d’une remise en question des normes du jour.

[i] Public Debt and Low Interest Rates, Olivier Blanchard, Peterson Institute for International Economics (PIIE)

[ii] A Reconsideration of Fiscal Policy in the Era of Low Interest Rates, Jason Furman & Lawrence Summers, A Presentation to the Hutchins Center on Fiscal & Monetary Policy, Brookings Institution and PIIE

Avis :

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce qui englobe BMO Gestion d’actifs inc., BMO Investissements Inc., BMO Asset Management Corp., BMO Asset Management Limited et les sociétés de gestion de placements spécialisées de BMO.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les fonds d’investissement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi (le cas échéant), de frais de gestion et d’autres frais. Veuillez lire l’aperçu du fonds ou le prospectus du fonds d’investissement pertinent avant d’investir. Les fonds d’investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

Pour connaître les risques liés à un placement dans les fonds d’investissement BMO, veuillez consulter les risques spécifiques énoncés dans le prospectus.

Les fonds d’investissement BMO sont gérés par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d’investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

MD/MC Marque de commerce déposée/marque de commerce de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

MD/MC Marque de commerce déposée/marque de commerce de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

BMO Gestion mondiale d’actifs est l’appellation utilisée pour diverses sociétés affiliées de BMO Groupe financier, qui offrent des services de gestion de placement, de fiducie et de garde de titres. BMO Gestion mondiale d’actifs englobe BMO Gestion d’actifs inc., BMO Investissements Inc., BMO Asset Management Corp., BMO Asset Management Limited et les sociétés de gestion de placements spécialisées de BMO. Certains des produits et services offerts sous le nom BMO Gestion mondiale d’actifs sont conçus spécifiquement pour différentes catégories d’investisseurs issus d’un certain nombre de pays et de régions, et peuvent ne pas être accessibles à tous les investisseurs. Les produits et les services sont offerts seulement aux investisseurs des pays et des régions où les lois et règlements applicables l’autorisent. BMO Groupe financier est une marque de service de la Banque de Montréal (BMO).

Les FNB BMO sont gérés et administrés par BMO Gestion d'actifs inc., une société de gestion de fonds d'investissement et de gestion de portefeuille et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal. Les placements dans des fonds négociés en bourse peuvent comporter des frais de courtage, des frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d'investir.

Les fonds négociés en bourse ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.

Les fonds d'investissement BMO sont gérés par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d'investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

Les placements dans les fonds d'investissement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi (le cas échéant), de frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire l'Aperçu du FNB, l'Aperçu du fonds ou le prospectus du fonds d'investissement pertinent avant d'investir. Les fonds d'investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment, et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.

Pour connaître les risques liés à un placement dans les fonds d'investissement BMO, veuillez consulter les risques spécifiques énoncés dans le prospectus. La série FNB s'échange comme des actions, peut se négocier à escompte à sa valeur liquidative et sa valeur marchande fluctue, ce qui peut augmenter le risque de perte. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d'être changées ou éliminées.

BMO Société d’assurance-vie est l’émetteur du contrat d’assurance individuel à capital variable des fonds distincts de BMO dont il est question dans la notice explicative et le garant des dispositions de garantie qui y sont énoncées. La notice explicative du FPG de BMO et les dispositions de la police donnent tous les détails et ont préséance dans tous les cas. Les produits de FPG de BMO sont offerts par l’intermédiaire de BMO Assurance-vie, une entité juridique distincte de BMO Gestion mondiale d’actifs détenue en propriété exclusive par BMO Groupe financier. Les fonds distincts sont offerts à la vente par des personnes détenant les permis d’assurance appropriés seulement et ne sont pas considérés comme des fonds d’investissement. Les frais des fonds distincts sont plus élevés que ceux des fonds d’investissement, car ils comprennent des frais d’assurance pour garantir les dépôts à l’échéance ou au décès.